B 530 780 470 580 600 500 420 560 650 520 La 12ème

500
UT QUEANT LAXIS

Cette énigme est déterminante. C'est elle qui brouille les pistes et divise les chasseurs. C'est la première dans le livre (lorsque les énigmes sont mélangées). Un hasard ? Certainement pas. Juste pour nous dire « je vous mets l'évidence devant les yeux ! ».
Nous allons donc prendre le temps de donner plus de détails.

Partie 1 : La Droite

Commençons par les détails dans le visuel :

 

 
Au centre de l'image se trouve le monument de VESDUN (voir énigme 530).

Juste au dessus, un petit personnage coupe la montagne en deux. Il s’agit de la brèche de Roland, située dans le cirque de Gavarnie. Selon la légende, il aurait tenté de briser son épée à l'issue de la bataille de Roncevaux (voir énigme 470). Cette brèche fait 40 mètres de large et 100 de haut.
Le morse, reconnaissable à ses défenses, donne une indication à la façon de décrypter les chiffres 2 et 4 et détermine donc une ville. Pour cela, il faut considérer que :

2=- et  4=.

Alors, 2424-42-424-44-224-24-42-24 donne CARIGNAN.
La ville de Carignan, dans les Ardennes, n'est pas tout à fait alignée avec BOURGES, Châlus et le Port D'IBANETA.
Pourtant, l'on nous donne l'échelle de la carte (Mais par le Méga, c'est un million de fois moins = 1/1 000 000è). Un indice supplémentaire précise même qu'il faut utiliser une carte Michelin (N°989 à l'époque ; 721 aujourd'hui). Il est indéniable qu'il faut ici procéder à quelques ajustements, car la précision est maintenant de rigueur !
Il faut alors ajuster le trait afin d'obtenir une droite ABC (A Roncevaux/Bourges/Carignan).
 
Le blason de Carignan date de 1824. Il est chargé d'un coeur en son centre. Le précédent était accordé en 1341 par « Jean l'Aveugle ». À noter que c'est amusant, car cette ville était connue sous le nom d'YVOIS (il n'est de pire aveugle celui qui ne veut pas voir ;-)

Lorsque l'on connaît la signification des termes « photo » (du grec photos, lumière; clarté) et «graphie » (du grec peindre; dessiner) il est finalement possible d'expliquer que le visuel n'est autre que LA PHOTOGRAPHIE à l'intérieur du Sténopé !
Rappel d'IS : « L'ouverture n'ouvre pas sur un infini »

Enfin, pour finir sur cette partie, il faut se demander aussi pourquoi utiliser les chiffres 2 et 4 ? (d'autres auraient pu faire l'affaire !)
Le 24 Juin est la fête de Jean-Baptiste. Celle-ci est traditionnellement accompagnée de musique et de grands feux. C'est en quelque sorte un hymne au solstice d'été. À noter que « UT QUEANT LAXIS» est un hymne à saint Jean-Baptiste.
L'Aube n'est donc que la matérialisation de la LUMIÈRE entrant par le sténopé servant à obtenir une image. Cette lumière ne peut prendre qu'un seul chemin (le bon - voir énigme 470-). Mais pour cela, il faut un écran qui arrêtera et fixera ces rayons lumineux.


Nous avons pour l'instant une belle droite ABC

Partie 2 : L'orthogonale

Il faut maintenant tracer une perpendiculaire à notre droite ABC en partant de Carignan. Deux possibilités s'offrent à nous  : Nord-ouest ou Sud-est.
Pour calculer la distance : (560 606 x 33)/1000000 = 18,49 cm (soit 18,5 cm). La règle du visuel est d'une longueur de 18,5 cm et nous confirme donc la bonne mesure.
-En partant vers le Nord-Ouest, nous tombons sous la ville de LILLE, mais aucune spirale à l'horizon. Le fait que nous allions vers l'Angleterre du côté du NO (Nord-ouest) semble nous indiquer que ce n'est pas la bonne route !


- SE (Sud-est) est-il le diminutif de Spirale ? La majuscule du mot nous invite à nous y rendre. Et à 18,5 cm nous arrivons à DABO. Ce village est très connu des chercheurs et fait polémique. Toutefois, nous allons (dans les énigmes suivantes) démontrer avec certitude qu'une clef s'y cache (voir énigme 600).

Cette orthogonale est un tracé géométrique et les outils sur le visuel confirment une construction minutieuse. Nous partons de Carignan (Ardennes) et traversons la MEUSE, la MEURTHE et MOSELLE pour arriver en MOSELLE.

 


Partie 3 : Dabo

Attention : Ce lieu n'est qu'une étape qui détient une "CLEF". Nous considérons que "La chouette" ne se trouve ni ici, ni dans les environs.

 

Ce petit village de Moselle qui a la particularité d'être en forme de "X" est cité dans la première édition du livre de "La chouette d'or" et ce, en dixième position ! :
"- A Dabo, Moselle, des coffres pleins d'or seraient entreposés dans les souterrains éboulés de la montagne."
Nous avons également retrouvé une trace dans le magazine "HISTORIA spécial"   N°370bis de 1977. Ce numéro est consacré à LA CHASSE AUX TRESORS. Page 94, Pierre JARNAC écrit :

"Autre trésor local, au château de Dabo, dans lequel le Prince Noir (version germanique) aurait dissimulé très soigneusement le salaire de plusieurs crimes et d'une trahison, composé d'un gousset rempli de diamants et de l'argenterie volée au général de Créqui."
Enfin, voici un dernier article de Didier AUDINOT paru dans le Tome I du "DICTIONNAIRE DES TRÉSORS" (1997). Celui-ci est beaucoup plus complet :
"Vers 1670, le château du Dagsburg fut pris d'assaut par un brigand venu de Rhénanie que l'on nommait le Prince Noir. Sa position était imprenable, et très enviée. Il se lia avec Guillaume d'Orange. Contre un lot de diamants bruts, il s'engagea à harceler les troupes françaises et à entraver leurs communications.
En 1679, le colonel de Bois-David fit le siège du château et parvint finalement à s'en emparer. De la garnison du Prince Noir, il ne restait que quarante mercenaires qui furent mis à mort. Le chef, lui, fut soigneusement passé à la question, épreuve à laquelle il préféra se soustraire en trépassant fort à propos. Avant d'échapper à la douleur, il prit soin de jeter une malédiction sur ceux qui tenteraient de s'emparer de son trésor. Le devenir des diamants, restés introuvables, constituait la principale préoccupation des bourreaux. De ce trésor, des gemmes enfermées dans une cassette, on sait seulement qu'il fut caché dans les souterrains de la forteresse.
Leurs issues restèrent longtemps ouvertes et, jusqu'au XIXe siècle, il y eut bon nombre de candidats à la recherche du trésor. Le malheur est que la malédiction du Prince Noir portait tous ses effets. Plusieurs dizaines de personnes succombèrent dans ces galeries; ceux qui parvinrent à en remonter, hébétés, étaient à jamais devenus de véritables légumes à la bouche chargée d'écume. Ces accidents incitèrent la municipalité à fermer définitivement l'accès aux souterrains du Dagsburg. Il y a une trentaine d'années, j'ai connu un vieil homme qui avait passé sa jeunesse à Dabo. Il m'expliqua la raison de ces morts à répétition. Des analyses ont démontré que les galeries souterraines, celles où il était si facile de trouver la mort, étaient pauvres en oxygène, mais riches en gaz carbonique. C'est pourquoi les survivants à l'inhalation d'un tel mélange remontaient altérés à jamais. Le Prince Noir avait, semble-t-il, lancé son anathème en toute connaissance de cause. Pouvait-on rêver meilleure cachette ?
Les diamants de Guillaume d'Orange sont toujours là, protégés par une atmosphère des plus méphitiques qui soit. Des traditions veulent que la cache  se trouve dans les souterrains qui courent sous un rocher dit la Tête-de-Mort; d'autres évoquent, elles, les grottes de Wudenthal, qui seraient reliées au réseau souterrain. Pour quelques chercheurs, l'affaire du trésor de Dabo est une énorme plaisanterie. On n'y trouva jamais aucun Prince Noir. Le vrai trésor serait celui des comtes de Dabo, dissimulé au XVIIe siècle. Deux étrangers, venus avec des documents, s'en seraient emparés au XIXe siècle. Le dépôt se trouvait sous une très lourde pierre plate, impossible à remuer sans l'aide d'animaux de trait. Ils se seraient fait aider par un paysan de la région qui, en échange de sa collaboration, aurait reçu une paire de boeufs neufs et frais."


La ville de Dabo en elle-même ne présente pas vraiment d'intérêt. C'est son rocher (ou rocher de Léon) qui attire notre attention. Sur ce promontoire, une chapelle est érigée (autrefois, un château). Pour y accéder, une route en forme de spirale doit être empruntée. La particularité de cet ensemble : une forme de Navire ! Pourquoi Noir ? La légende citée ci-dessus nous conte l'histoire d'un vrai pirate (un brigand détroussant les troupes françaises) nommé le Prince Noir dont le bâtiment n'était autre que ce rocher.
 
   Le rocher de Dabo (ou rocher de Léon)                La route en forme de spirale. Les 4 centres correspondent au
                                                                                                             bâtiment religieux

Partie 4 (la dernière) : Notre Sténopé !

À ce stade du jeu, il convient de faire un point sur la LUMIÈRE. Dans l'énigme 470 elle était la représentation de l'AUBE, et petit à petit elle semble "révéler" des éléments importants de la chasse ! Quelle est donc cette lumière ?
Pourtant dès l'énigme B, Max nous a fait comprendre qu'une lumière est composée d'ondes, et les ondes ne se voient pas.
Avec le coq et l'Aube, il explique que cette matière invisible est émise par le soleil. Ces premiers rayons font apparaître (par absorption ou réfléchissement), contrairement à la nuit, chaque objet perçu par l'oeil.
Dans l'énigme suivante, la progression continue : "du ciel vient la lumière". L'aigle est le symbole du soleil à son zénith.
Et pourtant, cette lumière doit être révélée par l'ouverture..."cherche l'ouverture qui révèle la lumière".
C'est ici qu'intervient le STÉNOPÉ. La lumière du soleil qui se déplace en ligne droite (dans l'air) entre par la minuscule ouverture de la boîte noire et va se fixer sur une feuille. Plus de lumière il y a et plus l'image sera nette. Cela permet de la voir, dévoilant diverses formes importantes pour le jeu : 
        560 - " Cherche l'Ouverture qui révèle la Lumière Celeste"
        650 - "QUAND TOUT EST REVELE
Le principe reste très simple...et cette lumière ne peut être alignée avec d'autres points puisqu'elle est intangible !

Encore un point permettant de confirmer cette idée :
Sur la portée, il est possible de lire le mot GREC (G=sol-voir énigme 580-; R=règle; E= Équerre et C=Compas)...un lien avec Aristote ? (voir énigme précédente).


                               

Voici un extrait tiré du site "Novum Corpus".

"La vision sur un support d’une image a déjà une longue histoire puisque les supports ont été aussi variés que la pierre, le papyrus, le cuir, la toile, le papier, le film et la mémoire digitale etc. Dès 4000 av JC, le philosophe chinois Mo Ti aurait décrit le principe du sténopé : des rayons lumineux passant à travers un petit orifice, projettent l’image réelle, mais inversée horizontalement et verticalement, d’un objet présent devant cet orifice.

Aristote au IVème siècle avant J-C, dans ses Problematica relatait le même phénomène : la lumière entrant par un petit orifice dans une pièce noire produit une image de l’extérieur de la pièce sur le mur opposé à l’orifice. Il notait également que cette image était inversée et que sa taille augmentait au fur et à mesure que la surface d’exposition s’éloignait de l’orifice. Il revient ensuite au savant arabe El Haitham (AlHazen, 965-1039), le mérite d’avoir traduit en équations les propriétés de la " camera obscura ".

"La "camera obscura" est au fondement de tous les appareils photographiques y compris le Stenopé Plus tard, au XVème siècle Leonard de Vinci, étudia en détail, la "camera obscura " et la comparera au mécanisme de la vision humaine."

 

Lorsque l'on inverse l'image (donc comme dans un sténopé - "le bon sens, c'est le sens du contresens"-), nous avons l'impression que certains éléments reprennent leur place naturellement :
-Les Pyrénées sont bien au Sud cotoyées par des vagues (Atlantique)
-La lumière (à côté du Sol) est du côté du département de l'Aube.
-Bourges reste évidemment au centre (avec le cercle)



En plus :

*Avec "Google earth", il est possible de se rendre au pied de la chapelle de Dabo et d'admirer le panorama à 360°.
 

 
Toutes images, écrits, graphismes diffusées sur le site "www.chassesautresorludiques.com" appartiennent à son auteur.
Toute utilisation commerciale ou dans un site personnel est strictement interdite sans l’accord préalable de l’auteur ©.